Tuesday, May 20, 2008

The guerilla gardening movement

"You say you want a revolution...Well, you know, we all want to change the world..."
The Beatles

Bonjour tout le monde!!

Tout d'abord, je tiens à m'excuser d'avoir quelque peu délaisser ce blog ces derniers temps. La fin du semestre à été complètement dingue; je crois bien que j'ai dû dormir 5 jours entier pour rattraper mes heures de sommeil passées à réviser. Après ça, le grand-père d'Adam est décédé et nous sommes allés dans le Wisconsin aux funérailles. Tout cela ne m'a laissé que peu de temps pour écrire.

Mais enfin, voici quelque chose auquel j'ai pris part il y a quelques semaines: guerilla gardening. Explication:
Tout à commencé le semestre dernier lorsque j'ai pris le cours: "Geography through contemporary world issues" avec Michael Marchman (l'homme avec le t-shirt blanc sur la photo) le semestre dernier. Ce cours à complètement changé ma vision du monde et m'a fait comprendre à quel point je ne savais rien et avais tort sur le peu que je savais.
J'ai appris que le capitalisme remontait très très loin, j'ai appris ses implications: la colonisation, "le progrès", l'esclavage, les guerres, la destruction de la planète, la globalisation (et ce que ça peut représenter), l'enrichissement de quelques personnes au détriment de population entières, la manipulation des médias etc etc etc... Toute chose que je sais maintenant, ma famille avait compris depuis longtemps et tentait de m'expliquer.

Résumer en quelques lignes 6 mois de cours, de livres lus et documentaires regardés est tout simplement impossible (je viens d'essayer pendant deux heures), alors je vais choisir la solution de facilité et vous dire que pendant ces cours, nous sommes allés sur le site: www.democracynow.org, avons recherché Naomi Klein et regardé "the economic shock therapy: the economy of disaster captalism". Mais aussi le documentaire d'Al Gore "An inconvenient truth" (je suis sûre qu'on peut le trouver en français). Egalement, sur le site: www.freedocumentaries.org, où on peut regarder des documentaires gratuitement et en un clic, nous avons vu les films :"Orwell rolls in his grave" sur la manipulation des médias, "life and debt" sur les implications du libre échange pour les pays pauvres (dans ce cas là, la Jamaique), "Globalization: New rulers of the world"; et plein d'autres... Nous avons lu "the no-nonsense guide to globalization", "the no-nonsense guide to terrorism", "the no-nonsense guide to democracy", et "World hunger, 12 myths". Je serais heureuse de prêter ces livres à quiconque serait interressé. Ne vous laissez pas faire par les choses qui peuvent paraitre spécifiques aux Etats-Unis, beaucoup de choses sont applicables a la France.

Tout cela à réveillé en moi un sentiment profond d'injustice et un besoin de réagir et faire quelque chose. J'ai donc passé beaucoup de temps avec mon prof à parler de ce qu'on pouvait faire, de ce qui pouvait être fait dans l'immédiat, et à une échelle individuelle. Car tout cela me paraissait très grand: énormément de choses a changer sous beaucoup d'angles différents; et, dans mon enthousiasme naïf, je voulais tout changer. Je voulais commencer une révolution où je ne sais quoi d'autre qui changerait radicalement l'ordre des choses et rendrait justice aux pauvres et aux opprimés. J'espère ne jamais perdre cet enthousiasme, même dans le cynisme de la vieillesse. Mais force m'a été de reconnaître que je n'étais pas un super héros.
Mon prof m'a alors parlé du mouvement auquel il avait pris part et qui était un pas en avant, simple, et faisable par tout le monde; mais encore assez peu connu des gens de ma génération: "guerilla gardening" ou "community gardening".

Ce mouvement consiste à faire des jardins -ou plutôt des potagers- dans les lieux publics, majoritairement les parcs. Ces jardins sont maintenus par et pour le voisinage environnant. Alors, en quoi est-ce qu'un jardin peut-il bien être utile?
Tout d'abord, une des sources majeures d'émission de dioxyde de carbone aux USA vient de la transportation; à titre personnelle, mais aussi à titre commercial. Chaque jour, un nombre incalculé (surement pour des raisons politiques) de camions énormes en provenance du Mexique, du Chili, ou de la Californie (suivant la saison), transporte des fruits et légumes dans nos supermarchés. Avoir nos propres jardins élimine cette transportation.
Ensuite, une autre source du réchauffement de la planète vient de la transformation des forêts et autres terres sauvages pour l'agriculture et l'élevage. Profiter d'un endroit déjà transformé et le faire nôtre, réduit l'abattage des endroits sauvages.
De plus, la production de masse profite aux multinationales et à une dizaine de personnes qui s'enrichit grassement, sur le dos des cultivateurs Mexicains, chiliens (etc) obligés de cultiver pour un marché d'export, aux dépends d'une culture pour leurs propres besoins. Lié bien sûr également aux importations de produits de moins en moins chers; leurs propres produits ne pouvant faire concurrence. Faire son propre potager dit à ces compagnies qu'on à pas besoin d'elles, c'est un combat contre ce système.
Il s'agit également de montrer que même en zone urbaine, les espaces publics peuvent être repris par les gens à des fins qui servent nos besoins; et que nous pouvons vivre en communauté.

C'est donc ainsi qu'à la fin du mois d'avril, nous avons construit un jardin vers chez moi. J'avais un peu d'appréhension parce que bon, c'est quand même illégal et comme je ne connais pas mes voisins... Je voulais commencer petit parce que je ne savais pas si ils seraient réceptifs ou pas. Mais j'ai parlé à pas mal de gens aux alentours depuis, et tous, absolument tous, étaient très contents et voulaient prendre part au jardin. Ce qui m'aide beaucoup étant donné que je 'y connais rien du tout. Nous avons plantés des salades, des concombres, des tomates, des poivrons verts et jaunes et des herbes. Je pense que nous pourrons bientôt faire un autre jardin à côté de celui-ci vu l'enthousiasme des gens...

Mon prof en avait déjà construit une dizaine dans sa ville de Lexington, dans le Kentucky. Certains ont très bien marchés, d'autres sont morts. Mais grâce à ça, il s'est construit un réseau de gens et d'amis qui sont intéressés à la cause et ils font beaucoup. Par exemple, ils organisent des festivals pour "la paix et la justice" ou toutes les organisations caritatives qui le souhaitent peuvent venir récolter des fonds, ou recruter des volontaires, sur fond de musique et autres jeux. Je suis allée au dernier festival qu'ils ont organisé et il y avait beaucoup d'organisations pour différentes causes. Beaucoup portaient sur l'Afrique (construction d'écoles, aides aux orphelins, aux malades du sida...), certaines étaient plus locales et portaient sur la construction de pistes cyclables par exemple... C'était super de voir que beaucoup de gens, partout, se battent pour de bonnes causes.

Mon prof à également rassemblé les élèves d'NKU (ma fac) qui souhaiteraient faire des jardins sur le campus. Pour l'instant, nous sommes une trentaine, avec quelques personnes réellement actifs. C'est difficile, car la société qui nous vends la bouffe sur le campus à protesté que ça allait contre leur contrat de monopole sur les ventes de nourriture. Ce qui nous à encore plus enragés.
Nous sommes donc en train de penser à venir le faire pendant la nuit, à l'automne, quand les cours auront repris. J'ai bon espoir que nous allons être plus nombreux dans l'avenir et actifs dans tout Cincinnati. Nous avons également plein d'autres idées de parrainages d'enfants et autres campagnes pour des vélos. Je sais que tout cela peut paraitre logique aux Français qui ont déjà des vélos dans beaucoup de villes et qui sont habitués aux transports en commun. Mais c'est très facile quand c'est la mairie qui fait tout cela pour nous; c'est beaucoup moins simple quand l'administration n'est pas de notre côté.
Fort heureusement, c'est de moins en moins le cas ici aussi. Oh! non par bonté, mais grâce aux protestations des citoyens, et aussi sûrement parce qu'il y a des sous a se faire dans le "green mouvement." Bien entendu, si cette conasse d'Hillary Clinton ne se retire pas de la course pour laisser Obama faire sa campagne; il y a de fortes chances pour que Mc Cain soit élu et que tout ces efforts soient réduits à néant ou deviennent encore plus difficile. Mais je m'écarte du sujet...

Il va sans dire que tout cela sont des choses faisables en France également; bien que peut être moins importants puisque nous avons beaucoup de marchés locaux.
Mais je suis sûre qu'il y a d'autres choses à faire pour aider, si ce n'est l'environnement, d'autres causes toutes aussi importantes.

Do it yourself...

Tuesday, April 29, 2008

Handlebars by Flobots

Petite exception à ce que j'ai dit avant... J'ai entendu cette chanson dont je suis tombée amoureuse et je voulais en faire partager tout le monde. Nouveaux posts dès la semaine prochaine!

I can ride my bike with no handlebars
No handlebars
No handlebars

I can ride my bike with no handlebars
No handlebars
No handlebars

Look at me, look at me
hands in the air like it's good to be
ALIVE
and I'm a famous rapper
even when the paths're all crookedy
I can show you how to do-si-do
I can show you how to scratch a record
I can take apart the remote control
And I can almost put it back together
I can tie a knot in a cherry stem
I can tell you about Leif Ericson
I know all the words to "De Colores"
And "I'm Proud to be an American"
Me and my friend saw a platypus
Me and my friend made a comic book
And guess how long it took
I can do anything that I want cuz, look:

I can keep rhythm with no metronome
No metronome
No metronome

I can see your face on the telephone
On the telephone
On the telephone

Look at me
Look at me
Just called to say that it's good to be
ALIVE
In such a small world
All curled up with a book to read
I can make money open up a thrift store
I can make a living off a magazine
I can design an engine sixty four
Miles to a gallon of gasoline
I can make new antibiotics
I can make computers survive aquatic conditions
I know how to run a business
And I can make you wanna buy a product
Movers shakers and producers
Me and my friends understand the future
I see the strings that control the systems
I can do anything with no assistance
I can lead a nation with a microphone
With a microphone
With a microphone
I can split the atoms of a molecule
Of a molecule
Of a molecule

Look at me
Look at me
Driving and I won't stop
And it feels so good to be
Alive and on top
My reach is global
My tower secure
My cause is noble
My power is pure
I can hand out a million vaccinations
Or let'em all die in exasperation
Have'em all grilled leavin lacerations
Have'em all killed by assassination
I can make anybody go to prison
Just because I don't like'em and
I can do anything with no permission
I have it all under my command
I can guide a missile by satellite
By satellite
By satellite
and I can hit a target through a telescope
Through a telescope
Through a telescope
and I can end the planet in a holocaust
In a holocaust
In a holocaust
In a holocaust
In a holocaust
In a holocaust
In a holocaust

I can ride my bike with no handlebars
No handle bars
No handlebars

I can ride my bike with no handlebars
No handlebars
No handlebars

Sunday, April 20, 2008

pas beaucoup le temps.....

Bonjour tout le monde!
J'écris une petite note rapide pour vous dire que je suis désolée d'avoir quelque peu laissé ce blog en plan ces derniers temps... Quelque personnes m'ont fait la remarque et je tiens à vous dire que je n'ai tout simplement pas eu le temps... J'ai quelques idées de posts en tête et je les avais même préparés, mais il faudra attendre la fin de mes exams (dans 2 semaines) pour les voir écrit et postés...
Merci de continuer à visiter ce blog!
Gros bisous à tous

Saturday, March 8, 2008

The next president: do we HAVE to choose?



Bonjour tout le monde! Ces derniers temps, à chaque fois que je parle à quelqu'un, les gens me posent des questions sur les futures élections: ce que j'en pense, ce qui se passe réellement ici , ce que les Américains pensent de tout ça... Pour vous dire la vérité, à la base je n'avais pas l'intention d'en parler du tout. Peut-être parce que j'ai perdu foi en un réel et positif changement venant des gens qui nous gouverne. Pour moi, les réels changements viennent du peuple. Mais vu l'engouement (bien compréhensible) des français sur la question, j'ai trouvé important de clarifier pour eux certains points.

Tout d'abord, une petite description des candidats pour ceux qui ne les connaitraient pas trop.
Obama à quelque chose de Bill Clinton lors de sa première élection. Il tient à peu près les mêmes discours, est assez libéral et est "l'ami du peuple". En effet, les fonds de sa campagne viennent principalement des gens qui sont pour lui; ils peuvent donner sur internet ou dans les bureaux. Ils sort de l'école d'économie de Chicago, c'est à dire qu'il à un programme économique néo-libéral, bien qu'il en parle peu.
Hillary Clinton est une candidate plus classique: c'est à dire qu'elle est très riche, que ses amis sont très riche, et que les fonds de sa campagne viennent principalement de là. Bien qu'elle ait dernièrement imité Obama sur ce front là. C'est une néo-libérale ouverte, tout comme Bill Clinton l'était, c'est à dire pour une privatisation pure et dure de tout, entre autre. Elle a également voté oui à la guerre en Irak, et son président d'ex-mari à allègrement coupé beaucoup de programmes sociaux. Oui, bien plus que Bush.
En ce qui concerne Mc Cain, je n'en sais que très peu sur lui, puisque j'ai tendance à ne pas écouter les radios conservatrices. D'après ce que j'ai cru comprendre, c'est un républicain typique. C'est à dire religieux, pro-guerre, taré quoi.
Cependant, je crois que ce qu'il faut comprendre est que le spectrum politique Américain à très largement tendance à se diriger vers la droite ces 15 dernières années, et qu'il n'y a plus beaucoup de réelles différences entre républicains et démocrates, surtout au niveau économique. Maintenant, les républicains sont très à droite, et les démocrates sont là ou les républicains se trouvaient il y à quelques années. J'ai un peu l'impression qu'Obama est une exception à la règle; mais comme il sort de l'école de Chicago, je suis moyennement confiante. Peut être qu'il est le moins pire des trois...

Donc, pour ce qui est des élections à venir, quelques problèmes se posent. Tout d'abord, il est important de savoir que les Américains ne sont en général pas fan de politique. Non qu'ils ne s'y intéressent pas, mais le système électoral est très compliqué (je pourrais passer plusieurs posts à l'expliquer, et je n'ai toujours pas tout compris), voire corrompu (cf: élection de Bush) ce qui fait que même si la majorité des gens ont une opinion, très peu vont voter. La moyenne de vote est environ de 30%, on peut cependant peut-être en espérer un peu plus cette fois. Cela rend les estimations dificiles et faussées, parce qu'on ne peut jamais savoir qui va aller voter ou pas.

Paradoxalement, quand les gens aiment bien un candidat, ils sont en fait passionnés pour lui. C'est quelque chose de difficile à expliquer, mais je dirais que les Américains peuvent avoir un engouement pour les politiques pareil à ce qu'on pourrait voir pour des stars de cinéma ou de la chanson. C'est pour cette raison qu'ils sont très présents dans les tabloïds. (Engouement que notre "American wannabe" de président français ne pourra jamais recréer, puisqu'on voit les choses différemment en France.) Bref, cela fait que dans le cas de cette élection, que ce soit Obama ou Clinton qui gagne la course; il est fort probable que les gens qui étaient pour l'un ou l'autre n'aille pas voter dans le cas ou leur candidat perdrait. Adam par exemple, préférera crever la gueule ouverte que de voter pour Hillary Clinton.
Tout ceci laissant la porte grande ouverte aux républicains, qui n'ont pas ce problème vu que Mc Cain l'a emporté les doigts dans le nez; et que eux, comme tous les gens extrêmes, vont toujours voter, merci.

Pour conclure, je ne sais vraiment pas, personne ne saura qui va gagner cette élection tant qu'elle ne seront pas finies. Je dirais que la tension est aussi forte que lors de la campagne de Sarkozy et Ségolène Royal. On espère tous, mais sommes tous incertains du résultat.
Incertains également du genre de présidence que les candidats vont nous offrir...

Thursday, February 14, 2008

ZE Question


Bonjour a tous! J'ai plusieurs idées de posts sur les États-Unis en tête, mais comme j'ai vachement tendance a écrire sur ce qui me trotte le plus dans la tête, voici le thème de ce post: l'avenir.
Ou autrement dit, Ze question! La question que la plupart des gens de mon age se posent (encore et toujours): "Mais que faire de ma vie?"... Oui, j'ai 22 ans et je ne sais toujours pas ce que j'ai envie de faire. Cela fait environ deux ans que je me masturbe le cerveau a trouver un métier dans lequel je serais douée, qui me plairais, et qui mettrait le pain sur la table. Et éventuellement une villa en Californie.
Je dois dire qu'avant 20 ans, la question m'importait peu. J'ai passe 4 années de lycée très agréable, à aller en cours quand cela me chantait, afin de flirter avec Olivier (Ou Hervé Marchand, ou Julien, ou Baptiste etc...) et planifier mon week-end-end qui s'annonçait fort en cinéma, alcool et fringues... Le son lointain des profs ne me dérangeait absolument pas pour dormir; malgré leur sombre prédiction que nous allions tous finir par ramasser les poubelles si nous ne savions pas :
a) comment dessiner je ne sais trop quelle figure obscure de géométrie (sans doute un symbole satanique)
b) comment se déroulait la photosynthèse des plantes
c) colorier la Sun Belt des States
d) les trois thèmes d'un commentaire composé
etc, etc, etc...

Heureusement, une terminale potable et un mois de révisions intense avant le bac m'ont permis de le décrocher avec mention, au grand dam de certains de mes profs qui m'avaient très vite cataloguée d'idiote. (Eh non! Ne pas bosser n'est pas la même chose que de ne rien piger Mme la prof de philo) (Me souviens plus de son nom a celle-la...)
Après ça, me trouvant encore trop jeune pour m'inquiéter de choses telles que mon futur, je me suis laissée flotter de droite a gauche... Littéralement.

Un année au pair m'a beaucoup appris:

1) Les gosses sont insupportable.

2) Je ferais mieux de m'y mettre si je ne veux pas avoir a m'en occuper toute ma vie, entretenue par un mari qui rentrera de plus en plus tard le soir parce que je serais couverte de purée de bébé a longueur de journée, et n'aurai rien d'autre de passionnant a raconter que les rots du petit dernier. (Non, je ne suis pas très optimiste sur la vie des femmes au foyer... A tort sûrement)

La vieille angoisse qui me tordait le ventre quand j'avais 10 ans m'a alors reprise; ayant déjà rencontré l'homme-qui-j'espère-est-de-ma-vie, une course folle s'est ensuivie pour pouvoir le rejoindre et aller en fac, sans trop savoir dans quoi je me lançais. C'est là qu'est arrivé le déclic: les études, apprendre toujours plus, faire un boulot qui me prendra 95% de mon temps, c'est mon dada.

Je m'imagine en vraie WonderWoman, haut placée dans une grande entreprise internationale, dans un bureau en haut d'une tour d'où je verrais la ville qui s'étend à mes pieds, buvant des cocktails le soir avant de rentrer dans mon grand appartement du centre ville... Je n'étais pas faite pour la vie dijonnaise, mais pour être P.D.G a New-York.

J'ai bien fait d'immigrer.

Jusqu'à ce que je me rappelle quelques détails: le commerce ne m'intéresse pas, j'ai peur de l'altitude, je tiens mal l'alcool et j'aime pas les centre ville américains. Bien trop pollués.

Oh attendez! Je pourrais devenir un grand écrivain, qui travaille de chez elle et peut se lever tard le matin... Mais va dans les grandes premières ou je ne manquerais pas d'être invitée.
Ah merde, je ne vois pas sur quoi je pourrais écrire. Et puis je ne saurai pas trouver la grande phrase philosophique qui assommerait tout le monde et me ferait paraître très intellectuelle. Et je commence mes phrases par "et".


Bien sûr, je pourrais toujours suivre les sages conseils des gens plus âgés: "Choisis un métier stable, qui va te permettre de gagner ta vie et ne sera pas trop fatiguant..."

Oui.
J'aurais aussi pu choisir de faire un DUT a Dijon, mais j'ai choisi d'aller faire des études inconnues à l'autre bout du monde. "Faire-un-métier-pépère-pour-gagner-ma-vie", ça ne correspond pas trop à qui je suis.

Sauf que je ne sais pas trop qui je suis.

Aaah, alors pour trouver quoi faire, ZE question n'est pas: "Que faire?" Mais bel et bien: "Qui suis-je?"

Fort bien.
On pourrait y passer une vie dis-donc...

Saturday, February 9, 2008

Mon top five



Quelque chose qui m'amuse profondément depuis que je suis arrivée ici, sont toutes les questions/ remarques que certains Américains me posent sur la France. Oh, rassurez-vous! Certains français m'en ont posée des plus grosses qu'eux également... Voici quelques un de mes plus beaux spécimens:

Numéro 5: (Venant de quelqu'un qui travaille avec Adam): " Je crois si Mc Donald est beaucoup plus cher en France qu'ici, c'est parce qu'ils doivent tout importer: la viande, le fromage..."

Numéro 4: Désolée, toi qui me l'a posée; tu sais que je t'aime de tout mon cœur; mais elle est vraiment trop bonne: " Mais alors, si j'allais dans un supermarché aux États-Unis, je trouverais que des hamburgers à acheter?"

Numéro 3: Venant de cette cruche de Dee, la copine d'un copain: "Oh! les feux d'artifice, ça existe aussi en France?"

Numéro 2: Venant de la mère d'Adam, pendant le dîner de Thanksgiving: (la célébration du partage de la Terre entre les Indiens et les Pilgrims.) "Laurine, dis-moi, vous fêtez Thanksgiving en France?"

Numéro 1, qui me vient d'une étudiante d'une classe Américaine, à qui je faisais un exposé sur la France. Voici celle qui ne pourra jamais être détrônée:

"Mais alors, en France, vous parlez français ou anglais?"...

Sacré Américains!

Friday, February 8, 2008

Alcool et fête




Bonjour a tous et merci d'être de retour! (ça fait très présentateur télé comme phrase; mais j'ai jamais été douée en introduction...) Ça faisait un long moment que ce post me trottait dans la tête: les américains et leur rapport a la fête et l'alcool.
Comme mon papa, tontons et tatas visitent ce blog, je vais éviter les exemples de mes bourrages de gueule personnels... En effet, pour mes 18 ans, mon père m'a gentiment offert un demi-verre de champagne (pas plus sinon, ça monte a la tête); alors que ça faisait déjà trois ans que je me prenais des cuites avec mes potes tous les week-ends... (Je ne savais pas que j'étais aussi douée a cacher mon non-sérieux.)
Mais dans ce pays, c'est une autre histoire. La loi sur l'âge limite étant sévèrement fixée a 21 ans, on ne commence pas à boire aussi jeune qu'en France... Les chanceux ayant des frères et sœurs plus âgés leur font acheter des tonneaux de bière (oui, des tonneaux, je n'exagère pas!), moyennant une petite compensation (un procédé très, très illégal.) Ce qui donne lieu à d'énormes beuveries ou tout le lycée est invité. Comme on voit dans les films! Il est vrai que je ne connais ces détails que grâce à ce que m'ont raconté mes amis, n'ayant moi-même jamais été au lycée ici.

A partir de 18-19 ans, c'est un réel changement de décor. L'entrée en fac, la liberté! Les gens emménagent dans les "dorms", (petites chambres de 2 personnes sur le campus,) loin de toute surveillance adulte. C'est là qu'il devient beaucoup plus commun pour les gens de boire, car la fête est un aspect très important de la vie américaine. C'est comme ça qu'on se "socialise" comme ils disent... Ceci est vrai même pour les gens plus âgés; ils font simplement des fêtes différentes. (On peut en voir des exemples dans "friends" ou "sex and the city")
En ce qui concerne l'alcool durant les fêtes, la bière est la boisson de prédilection. D'abord parce qu'ils aiment ça, mais aussi parce que les américains boivent en jouant. Littéralement. Pas de beuverie pour la beuverie... On boit pour s'amuser avec ses potes, en jouant aux jeux au nom alléchant de "drinking game". Ils sont nombreux les drinking games!

Un des plus populaire: le "beer-pong". Le beer-pong se joue en deux équipes de deux, de chaque côtés d'une table, ainsi que vous pouvez le voir sur la photo du milieu. On dispose les gobelets en triangle, de chaque côté de la table. on les rempli au quart de bière, on prend une balle de ping-pong, et le but est de la jeter dans les bières de l'autre équipe. A chaque fois qu'on y arrive, l'autre équipe doit boire le contenu du gobelet. C'est beaucoup moins facile que ça en à l'air, surtout quand on à déjà quelques parties dans le nez. Il est fortement déconseillé de jouer au beer-pong avec autre chose dans son gobelet que de la bière (pas de gin par exemple! hein Mag?), le résultat pouvant être mortel.
Un autre jeu très populaire (et qui est mon préféré): "le flip-cup." Le flip-cup se joue encore une fois à deux équipes, mais au nombre de joueurs illimités. On se dispose des deux côtés d'une table dans le sens de la longueur, l'un en face de l'autre, comme vous pouvez le voir sur la photo de gauche. Chacun prend un gobelet rempli au quart de bière encore une fois. Un arbitre signale le début du jeu, et les premiers de la file de chaque équipe doivent boire leur verre le plus vite possible. Quand ils ont fini, ils posent leurs gobelets sur le bord de la table et doivent les retourner (les "flipper") le plus vite possible. Dès que c'est fait, le joueur à côté de lui doit boire et retourner son verre à son tour... Ainsi de suite jusqu'au dernier joueur, l'équipe qui à bu et retourner ses verre le plus vite à gagner! Ce jeu donne vraiment un joyeux cahot.
Ceux-ci sont des jeux spécifiques à la boisson, mais tout jeu est un drinking-game potentiel; et les Américains ont un don pour transformer le plus innocent des jeux en beuverie. Entre autres, le "uno," le "taboo," ou même "opération" peuvent être mortels si on y prend pas garde.

Pour ce qui est de la liqueur (vodka, rhum etc...); elle se boit principalement par "shots". C'est à dire des tout petit verre d'alcool pur. Tout le monde prend un petit verre et boit en même temps, comme pour un toast. (Exemple sur la photo de droite.) Certains shots ne sont pas forcément de la liqueur pure, mais des verres créés spécialement pour ça. En termes français, je dirais que la tequila paf est un équivalent, en moins fort. Il y à par exemple le "Jeiger Bomb", mon préféré. C'est un verre à base de Jeiger, un alcool qui n'existe pas en France, mélangé avec un peu de "redbull"; une boisson énergétique a la banane. On dirait du bonbon liquéfié, c'est délicieux. Evidemment, il est déconseillé de boire trop de shots, car ils sont traitres: ils montent a la tête après un moment mais montent fort.

En dehors du contexte de la fête, l'alcool n'est pas dans les mœurs. On ne boit pas aux repas; on ne boit pas tous les jours, et l'alcoolisme est autant pris au sérieux que le tabagisme. J'ai remarqué que les français ont un tabou assez fort par rapport à ça. C'est normal, puisque l'alcool est beaucoup plus présent dans notre quotidien. Mais cela fait que les gens ont du mal à voir ou est le mal justement. Par exemple, j'ai été assez choquée quand ma sœur m'a raconté que sa belle mère l'avait quasiment forcée a boire une coupe de champagne quand elle était enceinte. Si tout le monde aurait été outrée qu'elle tire sur une cigarette, peu ont compris son refus d'un verre d'alcool.

Cela dit, je trouve qu'ici ils prennent la chose un peu trop au sérieux. L'âge limite à 21 ans est exagéré à mon avis. Une grosse contradiction du pays dont les hommes se plaignent, au cri de: "Je suis assez vieux pour mourir pour mon pays, mais pas pour boire une bière?!" De plus, si en France je trouve que la chose est banalisée bien trop jeune et fait de nous des gens blasés à 20 ans; la limite à 21 ans donne au contraire des gens encore immatures à 25 ans, même si la règle est bien souvent enfreinte autour de 18 ans.
Mais les Etats-Unis ont une longue histoire de bagarre avec l'alcool, due aux premiers colons puritains qui pensaient que l'alcool était la source de l'enfer. Encore aujourd'hui, je crois que si certains conservateurs pouvaient le rendre illégal à nouveau, ils le feraient... Ils sont fous ces amerloques!