
Bonjour a tous! J'ai plusieurs idées de posts sur les États-Unis en tête, mais comme j'ai vachement tendance a écrire sur ce qui me trotte le plus dans la tête, voici le thème de ce post: l'avenir.
Ou autrement dit, Ze question! La question que la plupart des gens de mon age se posent (encore et toujours): "Mais que faire de ma vie?"... Oui, j'ai 22 ans et je ne sais toujours pas ce que j'ai envie de faire. Cela fait environ deux ans que je me masturbe le cerveau a trouver un métier dans lequel je serais douée, qui me plairais, et qui mettrait le pain sur la table. Et éventuellement une villa en Californie.
Je dois dire qu'avant 20 ans, la question m'importait peu. J'ai passe 4 années de lycée très agréable, à aller en cours quand cela me chantait, afin de flirter avec Olivier (Ou Hervé Marchand, ou Julien, ou Baptiste etc...) et planifier mon week-end-end qui s'annonçait fort en cinéma, alcool et fringues... Le son lointain des profs ne me dérangeait absolument pas pour dormir; malgré leur sombre prédiction que nous allions tous finir par ramasser les poubelles si nous ne savions pas :
a) comment dessiner je ne sais trop quelle figure obscure de géométrie (sans doute un symbole satanique)
b) comment se déroulait la photosynthèse des plantes
c) colorier
d) les trois thèmes d'un commentaire composé
etc, etc, etc...
Heureusement, une terminale potable et un mois de révisions intense avant le bac m'ont permis de le décrocher avec mention, au grand dam de certains de mes profs qui m'avaient très vite cataloguée d'idiote. (Eh non! Ne pas bosser n'est pas la même chose que de ne rien piger Mme la prof de philo) (Me souviens plus de son nom a celle-la...)
Après ça, me trouvant encore trop jeune pour m'inquiéter de choses telles que mon futur, je me suis laissée flotter de droite a gauche... Littéralement.
Un année au pair m'a beaucoup appris:
1) Les gosses sont insupportable.
2) Je ferais mieux de m'y mettre si je ne veux pas avoir a m'en occuper toute ma vie, entretenue par un mari qui rentrera de plus en plus tard le soir parce que je serais couverte de purée de bébé a longueur de journée, et n'aurai rien d'autre de passionnant a raconter que les rots du petit dernier. (Non, je ne suis pas très optimiste sur la vie des femmes au foyer... A tort sûrement)
La vieille angoisse qui me tordait le ventre quand j'avais 10 ans m'a alors reprise; ayant déjà rencontré l'homme-qui-j'espère-est-de-ma-vie, une course folle s'est ensuivie pour pouvoir le rejoindre et aller en fac, sans trop savoir dans quoi je me lançais. C'est là qu'est arrivé le déclic: les études, apprendre toujours plus, faire un boulot qui me prendra 95% de mon temps, c'est mon dada.
Je m'imagine en vraie WonderWoman, haut placée dans une grande entreprise internationale, dans un bureau en haut d'une tour d'où je verrais la ville qui s'étend à mes pieds, buvant des cocktails le soir avant de rentrer dans mon grand appartement du centre ville... Je n'étais pas faite pour la vie dijonnaise, mais pour être P.D.G a New-York.
J'ai bien fait d'immigrer.
Jusqu'à ce que je me rappelle quelques détails: le commerce ne m'intéresse pas, j'ai peur de l'altitude, je tiens mal l'alcool et j'aime pas les centre ville américains. Bien trop pollués.
Oh attendez! Je pourrais devenir un grand écrivain, qui travaille de chez elle et peut se lever tard le matin... Mais va dans les grandes premières ou je ne manquerais pas d'être invitée.
Ah merde, je ne vois pas sur quoi je pourrais écrire. Et puis je ne saurai pas trouver la grande phrase philosophique qui assommerait tout le monde et me ferait paraître très intellectuelle. Et je commence mes phrases par "et".
Bien sûr, je pourrais toujours suivre les sages conseils des gens plus âgés: "Choisis un métier stable, qui va te permettre de gagner ta vie et ne sera pas trop fatiguant..."
Oui.
J'aurais aussi pu choisir de faire un DUT a Dijon, mais j'ai choisi d'aller faire des études inconnues à l'autre bout du monde. "Faire-un-métier-pépère-pour-gagner-ma-vie", ça ne correspond pas trop à qui je suis.
Sauf que je ne sais pas trop qui je suis.
Aaah, alors pour trouver quoi faire, ZE question n'est pas: "Que faire?" Mais bel et bien: "Qui suis-je?"
Fort bien.
On pourrait y passer une vie dis-donc...



