Thursday, February 14, 2008

ZE Question


Bonjour a tous! J'ai plusieurs idées de posts sur les États-Unis en tête, mais comme j'ai vachement tendance a écrire sur ce qui me trotte le plus dans la tête, voici le thème de ce post: l'avenir.
Ou autrement dit, Ze question! La question que la plupart des gens de mon age se posent (encore et toujours): "Mais que faire de ma vie?"... Oui, j'ai 22 ans et je ne sais toujours pas ce que j'ai envie de faire. Cela fait environ deux ans que je me masturbe le cerveau a trouver un métier dans lequel je serais douée, qui me plairais, et qui mettrait le pain sur la table. Et éventuellement une villa en Californie.
Je dois dire qu'avant 20 ans, la question m'importait peu. J'ai passe 4 années de lycée très agréable, à aller en cours quand cela me chantait, afin de flirter avec Olivier (Ou Hervé Marchand, ou Julien, ou Baptiste etc...) et planifier mon week-end-end qui s'annonçait fort en cinéma, alcool et fringues... Le son lointain des profs ne me dérangeait absolument pas pour dormir; malgré leur sombre prédiction que nous allions tous finir par ramasser les poubelles si nous ne savions pas :
a) comment dessiner je ne sais trop quelle figure obscure de géométrie (sans doute un symbole satanique)
b) comment se déroulait la photosynthèse des plantes
c) colorier la Sun Belt des States
d) les trois thèmes d'un commentaire composé
etc, etc, etc...

Heureusement, une terminale potable et un mois de révisions intense avant le bac m'ont permis de le décrocher avec mention, au grand dam de certains de mes profs qui m'avaient très vite cataloguée d'idiote. (Eh non! Ne pas bosser n'est pas la même chose que de ne rien piger Mme la prof de philo) (Me souviens plus de son nom a celle-la...)
Après ça, me trouvant encore trop jeune pour m'inquiéter de choses telles que mon futur, je me suis laissée flotter de droite a gauche... Littéralement.

Un année au pair m'a beaucoup appris:

1) Les gosses sont insupportable.

2) Je ferais mieux de m'y mettre si je ne veux pas avoir a m'en occuper toute ma vie, entretenue par un mari qui rentrera de plus en plus tard le soir parce que je serais couverte de purée de bébé a longueur de journée, et n'aurai rien d'autre de passionnant a raconter que les rots du petit dernier. (Non, je ne suis pas très optimiste sur la vie des femmes au foyer... A tort sûrement)

La vieille angoisse qui me tordait le ventre quand j'avais 10 ans m'a alors reprise; ayant déjà rencontré l'homme-qui-j'espère-est-de-ma-vie, une course folle s'est ensuivie pour pouvoir le rejoindre et aller en fac, sans trop savoir dans quoi je me lançais. C'est là qu'est arrivé le déclic: les études, apprendre toujours plus, faire un boulot qui me prendra 95% de mon temps, c'est mon dada.

Je m'imagine en vraie WonderWoman, haut placée dans une grande entreprise internationale, dans un bureau en haut d'une tour d'où je verrais la ville qui s'étend à mes pieds, buvant des cocktails le soir avant de rentrer dans mon grand appartement du centre ville... Je n'étais pas faite pour la vie dijonnaise, mais pour être P.D.G a New-York.

J'ai bien fait d'immigrer.

Jusqu'à ce que je me rappelle quelques détails: le commerce ne m'intéresse pas, j'ai peur de l'altitude, je tiens mal l'alcool et j'aime pas les centre ville américains. Bien trop pollués.

Oh attendez! Je pourrais devenir un grand écrivain, qui travaille de chez elle et peut se lever tard le matin... Mais va dans les grandes premières ou je ne manquerais pas d'être invitée.
Ah merde, je ne vois pas sur quoi je pourrais écrire. Et puis je ne saurai pas trouver la grande phrase philosophique qui assommerait tout le monde et me ferait paraître très intellectuelle. Et je commence mes phrases par "et".


Bien sûr, je pourrais toujours suivre les sages conseils des gens plus âgés: "Choisis un métier stable, qui va te permettre de gagner ta vie et ne sera pas trop fatiguant..."

Oui.
J'aurais aussi pu choisir de faire un DUT a Dijon, mais j'ai choisi d'aller faire des études inconnues à l'autre bout du monde. "Faire-un-métier-pépère-pour-gagner-ma-vie", ça ne correspond pas trop à qui je suis.

Sauf que je ne sais pas trop qui je suis.

Aaah, alors pour trouver quoi faire, ZE question n'est pas: "Que faire?" Mais bel et bien: "Qui suis-je?"

Fort bien.
On pourrait y passer une vie dis-donc...

Saturday, February 9, 2008

Mon top five



Quelque chose qui m'amuse profondément depuis que je suis arrivée ici, sont toutes les questions/ remarques que certains Américains me posent sur la France. Oh, rassurez-vous! Certains français m'en ont posée des plus grosses qu'eux également... Voici quelques un de mes plus beaux spécimens:

Numéro 5: (Venant de quelqu'un qui travaille avec Adam): " Je crois si Mc Donald est beaucoup plus cher en France qu'ici, c'est parce qu'ils doivent tout importer: la viande, le fromage..."

Numéro 4: Désolée, toi qui me l'a posée; tu sais que je t'aime de tout mon cœur; mais elle est vraiment trop bonne: " Mais alors, si j'allais dans un supermarché aux États-Unis, je trouverais que des hamburgers à acheter?"

Numéro 3: Venant de cette cruche de Dee, la copine d'un copain: "Oh! les feux d'artifice, ça existe aussi en France?"

Numéro 2: Venant de la mère d'Adam, pendant le dîner de Thanksgiving: (la célébration du partage de la Terre entre les Indiens et les Pilgrims.) "Laurine, dis-moi, vous fêtez Thanksgiving en France?"

Numéro 1, qui me vient d'une étudiante d'une classe Américaine, à qui je faisais un exposé sur la France. Voici celle qui ne pourra jamais être détrônée:

"Mais alors, en France, vous parlez français ou anglais?"...

Sacré Américains!

Friday, February 8, 2008

Alcool et fête




Bonjour a tous et merci d'être de retour! (ça fait très présentateur télé comme phrase; mais j'ai jamais été douée en introduction...) Ça faisait un long moment que ce post me trottait dans la tête: les américains et leur rapport a la fête et l'alcool.
Comme mon papa, tontons et tatas visitent ce blog, je vais éviter les exemples de mes bourrages de gueule personnels... En effet, pour mes 18 ans, mon père m'a gentiment offert un demi-verre de champagne (pas plus sinon, ça monte a la tête); alors que ça faisait déjà trois ans que je me prenais des cuites avec mes potes tous les week-ends... (Je ne savais pas que j'étais aussi douée a cacher mon non-sérieux.)
Mais dans ce pays, c'est une autre histoire. La loi sur l'âge limite étant sévèrement fixée a 21 ans, on ne commence pas à boire aussi jeune qu'en France... Les chanceux ayant des frères et sœurs plus âgés leur font acheter des tonneaux de bière (oui, des tonneaux, je n'exagère pas!), moyennant une petite compensation (un procédé très, très illégal.) Ce qui donne lieu à d'énormes beuveries ou tout le lycée est invité. Comme on voit dans les films! Il est vrai que je ne connais ces détails que grâce à ce que m'ont raconté mes amis, n'ayant moi-même jamais été au lycée ici.

A partir de 18-19 ans, c'est un réel changement de décor. L'entrée en fac, la liberté! Les gens emménagent dans les "dorms", (petites chambres de 2 personnes sur le campus,) loin de toute surveillance adulte. C'est là qu'il devient beaucoup plus commun pour les gens de boire, car la fête est un aspect très important de la vie américaine. C'est comme ça qu'on se "socialise" comme ils disent... Ceci est vrai même pour les gens plus âgés; ils font simplement des fêtes différentes. (On peut en voir des exemples dans "friends" ou "sex and the city")
En ce qui concerne l'alcool durant les fêtes, la bière est la boisson de prédilection. D'abord parce qu'ils aiment ça, mais aussi parce que les américains boivent en jouant. Littéralement. Pas de beuverie pour la beuverie... On boit pour s'amuser avec ses potes, en jouant aux jeux au nom alléchant de "drinking game". Ils sont nombreux les drinking games!

Un des plus populaire: le "beer-pong". Le beer-pong se joue en deux équipes de deux, de chaque côtés d'une table, ainsi que vous pouvez le voir sur la photo du milieu. On dispose les gobelets en triangle, de chaque côté de la table. on les rempli au quart de bière, on prend une balle de ping-pong, et le but est de la jeter dans les bières de l'autre équipe. A chaque fois qu'on y arrive, l'autre équipe doit boire le contenu du gobelet. C'est beaucoup moins facile que ça en à l'air, surtout quand on à déjà quelques parties dans le nez. Il est fortement déconseillé de jouer au beer-pong avec autre chose dans son gobelet que de la bière (pas de gin par exemple! hein Mag?), le résultat pouvant être mortel.
Un autre jeu très populaire (et qui est mon préféré): "le flip-cup." Le flip-cup se joue encore une fois à deux équipes, mais au nombre de joueurs illimités. On se dispose des deux côtés d'une table dans le sens de la longueur, l'un en face de l'autre, comme vous pouvez le voir sur la photo de gauche. Chacun prend un gobelet rempli au quart de bière encore une fois. Un arbitre signale le début du jeu, et les premiers de la file de chaque équipe doivent boire leur verre le plus vite possible. Quand ils ont fini, ils posent leurs gobelets sur le bord de la table et doivent les retourner (les "flipper") le plus vite possible. Dès que c'est fait, le joueur à côté de lui doit boire et retourner son verre à son tour... Ainsi de suite jusqu'au dernier joueur, l'équipe qui à bu et retourner ses verre le plus vite à gagner! Ce jeu donne vraiment un joyeux cahot.
Ceux-ci sont des jeux spécifiques à la boisson, mais tout jeu est un drinking-game potentiel; et les Américains ont un don pour transformer le plus innocent des jeux en beuverie. Entre autres, le "uno," le "taboo," ou même "opération" peuvent être mortels si on y prend pas garde.

Pour ce qui est de la liqueur (vodka, rhum etc...); elle se boit principalement par "shots". C'est à dire des tout petit verre d'alcool pur. Tout le monde prend un petit verre et boit en même temps, comme pour un toast. (Exemple sur la photo de droite.) Certains shots ne sont pas forcément de la liqueur pure, mais des verres créés spécialement pour ça. En termes français, je dirais que la tequila paf est un équivalent, en moins fort. Il y à par exemple le "Jeiger Bomb", mon préféré. C'est un verre à base de Jeiger, un alcool qui n'existe pas en France, mélangé avec un peu de "redbull"; une boisson énergétique a la banane. On dirait du bonbon liquéfié, c'est délicieux. Evidemment, il est déconseillé de boire trop de shots, car ils sont traitres: ils montent a la tête après un moment mais montent fort.

En dehors du contexte de la fête, l'alcool n'est pas dans les mœurs. On ne boit pas aux repas; on ne boit pas tous les jours, et l'alcoolisme est autant pris au sérieux que le tabagisme. J'ai remarqué que les français ont un tabou assez fort par rapport à ça. C'est normal, puisque l'alcool est beaucoup plus présent dans notre quotidien. Mais cela fait que les gens ont du mal à voir ou est le mal justement. Par exemple, j'ai été assez choquée quand ma sœur m'a raconté que sa belle mère l'avait quasiment forcée a boire une coupe de champagne quand elle était enceinte. Si tout le monde aurait été outrée qu'elle tire sur une cigarette, peu ont compris son refus d'un verre d'alcool.

Cela dit, je trouve qu'ici ils prennent la chose un peu trop au sérieux. L'âge limite à 21 ans est exagéré à mon avis. Une grosse contradiction du pays dont les hommes se plaignent, au cri de: "Je suis assez vieux pour mourir pour mon pays, mais pas pour boire une bière?!" De plus, si en France je trouve que la chose est banalisée bien trop jeune et fait de nous des gens blasés à 20 ans; la limite à 21 ans donne au contraire des gens encore immatures à 25 ans, même si la règle est bien souvent enfreinte autour de 18 ans.
Mais les Etats-Unis ont une longue histoire de bagarre avec l'alcool, due aux premiers colons puritains qui pensaient que l'alcool était la source de l'enfer. Encore aujourd'hui, je crois que si certains conservateurs pouvaient le rendre illégal à nouveau, ils le feraient... Ils sont fous ces amerloques!

Saturday, February 2, 2008

Retour

Un passage en coup de vent pour vous dire que je serais de retour très vite, probablement le week end prochain.
Je n'ai pas ecrit pendant un mois pour cause de retour en France (ben oui quoi, les vacances c'est les vacances!), et en revenant, je fourmillais d'idées de posts... Que je n'ai pas eu le temps d'écrire.
Mon retour m'a claqué a la figure come une gifle... J'ai retrouvé entre autres: une voiture encore et toujours à faire réparer, une patronne qui à eu besoin de moi le double du temps de d'habitude, des factures à payer, des cours à suivre avec triple ration de devoir -haut niveau oblige- un chéri avec qui je voulais passer du temps, et tous les trucs supers du quotidien tels que vider le lave vaisselle, faire la lessive et les courses etc...
Toutes choses qui m'ont amenées à me demander comment j'allais faire sans mon papa pour me faire des bons petits plats et laver mes vêtements - et aussi comment je faisais sans avant?
Bref tout ça pour dire que je serais de retour très, très bientôt, le week end prochain au plus tard... C'est promis!!
Bisous à tous!